mercredi 13 août 2014

SUMMER BREAK



 

 

il pleut à verse dans l'ouest,

il est temps de filer,

de prendre le large, de tout couper.

Une desintox numérique en somme.

 

bel été,

rendez-vous sous de meilleurs cieux.

BIG UP !

mardi 15 juillet 2014

BILLET D'HUMEUR // IN THE MOOD // Dreamin'

KEVIN RUSS

KEVIN RUSS

Long weekend,
entre gris et lumière rasante, pas de feu d'artifice de mon côté (pas fan de la chose) mais un weekend où le temps s'est ralenti (le fait que l'enfant soit en vacances y est pour quelque chose).
Le ralentissement est souvent synonyme de paresse.
Et si vous saviez comme je l'aime, la paresse....  Rien n'est moins simple pourtant que de prendre plaisir à ne rien faire, papillonner, attendre, humer l'air comme un chat et laisser l'esprit voguer.
C'est arrivé ce weekend, avec ce sentiment de partir ailleurs, loin, juste en pensées.
Décrocher.
et imaginer,
rêver,
à nouveau.
 
Oui, à nouveau, parce que, je ne sais pas vous, mais le quotidien, n'est quand même pas super alléchant question rêves. Entre la Palestine, les arrêtés du FN, les nouvelles désastreuses des géographes et océanologues, le rêve est bien la dernière chose que l'on nous invite à faire.
 
Pourtant, ce weekend, à nouveau j'ai rêvé, j'ai fantasmé, imaginé, redonné de la valeur à des désirs enfouis, des vies secrètes, des "envies de ".
Ces pépites de bonheur, j'en ai des tas (ça m'a rassuré, tout n'est pas noir et sans espoir dans le fond de mon âme!).
Je les garde un peu pour moi avant de vous les livrer, par contre, avec mon amoureux, nous avons partagé ces rêves, qui ne sont pas forcément les mêmes, mais qu'il est si bon de chérir.
Et puis, aussi, on s'est dit qu'il ne fallait pas trop attendre, pas trop les voir s'éloigner, au risque de devenir aigris et un peu malheureux aussi.
 
Ce que je peux vous dire, quand même, c'est que tout à commencé avec KEVIN RUSS.
Le connaissez-vous?
Je l'ai découvert il y a peu et depuis, je suis en attente de ses images, chaque jour, comme on attend une petite surprise.

 
Kevin Russ est un trentenaire américain qui sillonne les routes et qui fait des images à l'aide son iPhone et de quelques appli. Rien de plus. "iPhone only". Certaines de ses photos sont à vendre, pas très chères et c'est ce qui lui permet de continuer à vivre, très simplement. (N'imaginez pas les dollars à profusion, oulà non! En gros, il vit dans sa voiture).
Il a compte instagram que je vous conseille de suivre (presque 120 000 followers quand même)... et j'avoue avoir eu quelques frissons de bonheur quand il posté ses photos d'Alaska, il y a quelques jours, TRANQUILOU A COTE DES OURS.
Il y a un peu de Kerouac là-dedans, bien sur, mais façon 21ème siècle...
Donc, juste pour le plaisir, une petite phrase extraite de Sur la route. (lecture fortement conseillée pour votre été...), et n'oubliez pas de paresser, ni de rêver, que diable! Nous avons encore du chemin à faire ensemble!
 
"Une fois de plus, nos valises cabossées s'empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu'importe : la route, c'est la vie."
 
K E V I N R U S S :
--> son compte instagram, (avec les photos des ours)
--> son tumblr 
 
(et bien sur, les photos ci-dessus sont de Kevin Russ)

vendredi 11 juillet 2014

JEPPE HEIN ou l'art de la fugue

Jeppe Hein, Distance, 2004
Courtesy Johann König, Berlin et 303 Gallery, New York



 Jeppe Hein, Semicircular Mirror Labyrinth, 2013
Courtesy Jeppe Hein
 
Une fugue est une composition musicale à plusieurs voix, écrite en contrepoint et fondée sur le principe de l'imitation.
Le sujet ou thème semble "fuir" continuellement d'où le nom de fugue.
Pratiquer l'art de la fugue demande de sérieuses compétences et un travail minutieux.
 
L'exposition de Jeppe Hein au LiFE, Lieu internationale des Formes Emergentes, à Saint-Nazaire est de cette nature: un travail minutieux, une composition qui se déploie dans l'espace à la manière d'une partition musicale. 
L'oeuvre DISTANCE donne à voir une sorte de chorégraphie de balles qui filent sur un circuit impossible à suivre. Complètement hors du temps et installée dans l'espace impressionnant de l'ancienne base sous-marine (1460m2 de surface quand même ...), la sculpture de l'artiste danois vous entrainera,  et ce, malgré vous.
 
Les œuvres plastiques déployées dans le Life, sont une expérience en soi... Cet espace ne ressemble à aucun autre : il est monumental, sombre, brut mais pas dénué de charme. Non au contraire, on sent bien que pour les artistes qui s'y frottent, l'enjeu est de taille et souvent, la magie est là. (oui, les artistes sont un peu des magiciens)(cœur avec les doigts).
La proposition de Jeppe Hein est tout en contrastes: monumentale ET légère, une et multiple à la fois, inclassable... Entre sculpture, architecture, manège, machine infernale fantastique...
 
Le plus beau dans tout cela, c'est vous et moi: les visiteurs.
Nous sommes la raison d'être (oui, oui, vous) de cette pièce. Jeppe Hein aime le public, mais ce qu'il apprécie encore plus, se sont les échanges que la rencontre avec des œuvres d'art permettent. Alors, pour cela il s'installe souvent dans l'espace public (qu'il qualifie de "sans frontière" contrairement aux musées/centres d'art/institutions), crée des bancs atypiques, se veut farceur quand il réalise des pièces qui ne s'actionnent qu'en notre absence...
 
 
L'art de la relation, en somme.
Jouer avec le public, interagir, permettre la rencontre, vous IMPLIQUER, d'une manière ou d'une autre. Pour Jeppe Hein, l'art est une expérience, collective, sociale, joyeuse...
 
"Rien ne nous oblige au mouvement. Le spectateur peut devenir acteur s'il le souhaite. C'est en tout cas le principe même de mon travail. Il y a une participation : je préfère qu'elle soit active de la part du visiteur, mais elle peut être aussi entièrement passive. C'est son choix".
(Extrait d'un entretien réalisé avec le Grand Café pour l'exposition DISTANCE, 2014)



ci-dessus:
Photos de Appearing Room, une sculpture fontaine installée à Londres et
Loop Bench, une installation crée en 2009 pour Art Basel.

--> Exposition à découvrir au LiFE jusqu'au 5.10.2014 // entrée libre
--> Le super site de Jeppe Hein
--> un pinterest crée pour l'occasion!
--> un projet dans l'espace public autour des bancs



mardi 8 juillet 2014

MUSIC IS MAGIC (avoir 15 ans à nouveau)



Bientôt,
très bientôt,
je reviens avec des articles, des images, des rêves,
de la magie quoi...

Allez en attendant,
en attendant et bien je te propose mon coup de cœur du weekend au Festival de Beauregard.
Les majestueux Portishead qui ont livré une incroyable prestation.
Pfiiou
et sinon en attendant, c'est boulot, boulot, boulot.
Mais j'arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiive.
Patience.

mercredi 28 mai 2014

#MUSIC // ODEZENNE // la musique adoucit les moeurs //

Al, Jaco, Merlin et Priska composent le crew d’ODEZENNE
Un peu calmée depuis dimanche soir, j'avoue.
un peu choquée en réalité, comme après un accident.
Figée dans une sorte d'immobilisme, le temps de rassembler tous mes esprits et de réagir.
Réagir avec un son, des artistes qui écrivent, déclament, chantent avec un air faussement grave, toujours décalé et jamais premier degré.
O D E Z E N N E
Originaires de Paris et Bordeaux, ODEZENNE n'est jamais passé par les circuits traditionnels de la production musicale. Ils créent même sur internet un concept participatif: odezenne à la demande. Le but étant d'imposer la programmation de leurs concerts dans des grandes villes grâce à la création d'évènements facebook ouverts. Lille, Marseille, Toulouse, Montpellier ou Lyon font partis des villes où l'idée fonctionne. Entre slam, rap, chanson française, effet screw et électro ODEZENNE brouille les pistes. Tout le temps, comme des mutants.
"En réalité, on n’a pas “choisi” l’indépendance. On s’est auto-organisé par la force des choses car les labels qu’on est allés voir à nos débuts nous ont toujours dit que les disques étaient trop spé, pas assez comme ceci ou je ne sais quels arguments. Finalement, ils se plantaient puisque, avec nos moyens réduits, on a vendu près de 14 000 disques, avec un distributeur qui fait des petites mises en bacs de 400 CD, et qu’on est désormais programmés aux Vieilles Charrues, aux Eurockéennes, qu’on prépare un Olympia pour 2015.."
Cette façon de sortir de la route principale, de faire autrement, de faire comme bon nous semble, d'y croire aussi, je pense que c'est là que se nichent les alternatives et les ressources.
Dans leur dernier album (OVNI), ils font leur Appel du 18 juin.
Le sens du discours de De Gaulle est bien toujours là. Ils changent par exemple « armée française » par « industrie musicale », « gouvernement » par « dictature », « combat » par « création » et ainsi de suite…Ils démontrent ainsi deux choses : que ce texte est remarquable, et que la résistance s’applique à n’importe quelle forme de domination.
ODEZENNE vient de sortir un nouvel EP intitulé Rien
Ils font la tournée des festivals cet été, collent eux-mêmes les affiches de leurs concerts, se sont arrêtés de bosser pour devenir intermittents, font des aller-retour entre Paris, Berlin et Bordeaux, ont crée leur propre label, Universeul, ne se reversent pas de royalties (qui servent donc pour acheter du matériel, financer de l’affichage et de la promotion). Ils sont en constante évolution. Et farouchement indépendants.
Et  nous, sommes nous encore capable de muter?
collectivement?
--> leur site odezenne.com (il est top)
--> un chouette podcast, l'émission "dans les oreilles de" (Isadora Dartial, sur radio Nova)
--> un interview tout chaud via les INROCKS
--> et un plus ancien, mais sans détours, là!

vendredi 16 mai 2014

VIGNETTE ARTISTIQUE #3 LAURENT PERNOT, FRENCH MAGICAL ARTIST



Laurent Pernot, Le cerveau est plus vaste que le ciel, Commande publique, 1% Artistique, inaugurée le 17 janvier 2014, collège Lou Blazer, Montbéliard.Copyright Laurent Pernot

 


Laurent Pernot, Natures Mortes, Vase céramique, bouquet de fleurs, résines, givre et neige artificielles, 2013 Copyright Laurent Pernot

 
Envie de douceur, d'une sorte d'apaisement après cette semaine dure, violente, sanglante.
il y a bien sur la découverte, incroyable et tellement tardive de Camille Lepage, 26 ans, morte sur le terrain, photojournaliste en Centre-Afrique.
Il y a la découverte de Boko Haram, groupe sunnite pour la prédication et le djihad qui signifie littéralement "L'éducation occidentale est un péché".
Il y a encore et toujours les insultes à l'encontre de la ministre, Me Christiane Taubira. Je suis allée faire un tour sur sa page Facebook et les commentaires que j'ai pu y lire me laissent sans voix. Sans voix aussi de voir qu'elle devient depuis des mois le bouc-émissaire de la droite.
 
La haine est sur le pas de notre porte. Le racisme est donc totalement décomplexé. C'est si simple, si tentant de céder à la peur de l'autre, de l'étranger, de ce qui diffère.
 
Donc, depuis quelques jours, je pense à LAURENT PERNOT.
 
Un artiste que j'ai rencontré il y a quelques années et avec qui j'ai eu la chance de travailler.
Un artiste qui arrive à poser un silence dans une salle de 25 collégiens, a priori indisciplinés, à priori incapables de se concentrer, à priori. Laurent, lui arrive à  maintenir une attention totale, pendant deux heures. Voire même, ils en redemandent.
Un artiste qui a cette capacité à vous transporter, à vous emmener, à vous proposer un autre chemin: un artiste magicien.
 
Laurent Pernot est un jeune artiste, de celui que vous avez envie d'avoir comme ami. Parce qu'il écoute, parce qu'il s'intéresse, et que ses œuvres vous proposent à chaque fois une histoire que vous souhaitez qu'il vous raconte dans le creux de l'oreille.
Laurent Pernot manie la vidéo et la lumière comme personne. Ses installations sont comme des poésies en trois dimensions et jouent avec le romantisme (un peu), la science-fiction (beaucoup), les souvenirs (un peu aussi) et une apparente douceur.
 
Mais surtout Laurent Pernot est un caméléon, il n'a pas peur, il se glisse dans une classe, dans un collège, auprès de jeunes et de moins jeunes et engendre cet apaisement général nécessaire pour apprécier une œuvre d'art.

--> Son site
--> sa galerie ici

lundi 12 mai 2014

Billet d’humeur // QUE VAIS-JE FAIRE DE TOUTE CETTE LIBERTE ?

 
Afsin Ghaffarrian (DR)
 
Les femmes de plus en plus impliquées dans la vie politique iranienne – Credits: Reuters
 
 
La question n’est pas de moi ,mais d’un danseur et chorégraphe iranien, AFSIN GHAFFARIAN.
Elle fait écho à une question posée ici : "que sommes nous censés encaisser au nom du divertissement ? ".
Et à ce clip, réalisé par quatre iraniens, qui, eux aussi, comme des milliers d’autres personnes, ont voulu faire leur version d’HAPPY de Pharell Williams.
Leur vidéo m’a donné des frissons, leur courage surtout. En Iran, certains « divertissements » sont tout simplement interdits:  "en République islamique d'Iran, il est tout simplement interdit d’écouter une telle musique, encore plus de danser dessus en public, sous peine de se voir infliger une salve de coups de fouet" (source ).
 
 
 
Quand est-ce que le divertissement (un clip, une chanson, une série) devient un acte politique ? Artistique ? Où se trouve la frontière ?
Je me suis rendue compte, que parfois, j’oublie. J'oublie le risque.
J’oublie qu’ailleurs, la femme, le corps, la sexualité, le plaisir, et les artistes qui l’expriment sont purement et simplement interdits. Sans discussion possible, pas d’alternative, aucune. Ils risquent la mort ou l'exil. Tout simplement.
 
Je me divertis et j’oublie. Pas beaucoup hein, mais juste un petit peu.
Donc, les artistes sont là, pour me rappeler, me déranger, m’interroger.
C’est vrai que souvent l’art contemporain déplaît.
Il ne divertit pas.
Il questionne et se pose J U S T E  L A, à cet instant précis dans ta vie, ton histoire, ton ressenti, ta culture.
Et toi qui es-tu ? Que ressens-tu ? Que vis-tu aujourd’hui ? Que vas-tu faire de demain ?
Que vas-tu faire de toute cette liberté, justement?
 
 
En faisant des recherches pour ce billet, je suis tombée sur ce danseur, dont les mots et le parcours font écho, bien évidemment.
** AFSIN GHAFFARIAN **
« En Iran, le corps est un péché. Il touche, il jouit, il danse : tout ce qui est défendu ! Danser est interdit ; danser quand même est une protestation ».
Afshin Ghaffarian est danseur. Il a dû fuir son pays, l’Iran, pour pouvoir s’exprimer et protester librement à travers son art. Réfugié en France depuis octobre 2009, il travaille aujourd’hui au Centre national de la danse, à Pantin. Il a 21 ans quand, passionnés de danse contemporaine, lui et quelques amis créent une troupe clandestine underground à Téhéran. A l’abri des regards. Car en Iran, cette danse est interdite depuis la Révolution islamique. En juin 2009, après avoir été capturé, emprisonné puis maltraité par la police pro-gouvernementale iranienne pour s’être opposé au régime, il est finalement relâché. Et quitte l’Iran pour l’Allemagne, puis la France.
 
--> , sa compagnie de danse
--> ici, un très bel interview
--> et là, le podcast de l'émission "Venus d'ailleurs" de France Inter
 Petit rappel de la condition de la femme en Iran, (selon les organisations de défense des droits de l’homme), les femmes sont encore victimes de nombreuses discriminations dans la loi et dans la pratique:notamment en matière de mariage, de divorce et d’héritage. Une femme ne peut quitter le pays seule sans la permission écrite d’un membre masculin de sa famille et, selon la loi islamique en vigueur dans le pays, le témoignage d’une femme devant un tribunal équivaut à la moitié de celui d’un homme.
 
 
 
 
 
 

jeudi 24 avril 2014

VIGNETTE ARTISTIQUE #2 DAVID GUTTENFELDER, EXPLORATEUR 2.0

 
©David Guttenfelder




Toutes les images sont de David Guttenfelder ©David Guttenfelder

 
Un grand plaisir instagram, c'est le compte du photographe David Guttenfelder.
 
Photojournaliste, il travaille pour Associated Press (AP) en tant que responsable de la couverture photographique de l'agence sur le continent asiatique. Il a reçu des tas de prix et a été élu "photographe instagram" de l'année par le magazine TIME en décembre dernier... Cet américain qui passe une partie de sa vie à Pyongyang s'attache à documenter via le réseau social le quotidien en Corée du Nord. C'est assez fou. Kitsch, étrange, absurde et terrifiant à la fois.
 
« Les autorités de la Corée du Nord contrôlent tout, elles idéalisent l'image de leur pays. J'essaye avec mon compte Instagram de combattre ça et de regarder le peuple nord-coréen directement dans les yeux.  (...) Mon travail est assez simple : ouvrir une fenêtre sur un lieu dont les gens ne peuvent pas voir grand chose d'habitude. Je suis une des rares personnes à avoir la capacité de faire. »
 
« Dans ce pays, on doit toujours avoir la permission pour écrire quoi que ce soit, ou pour faire une reportage. Ils ont leur idée sur la manière dont on doit rendre compte de la Corée du Nord dans les médias occidentaux. Mais cette censure ne s'applique pas à ce que je fais avec mon iPhone, sans que je sache vraiment pourquoi. Ce n'est pas un média traditionnel. Ils me laissent tranquille. »
 
« En mars 2013, la Corée du Nord a ouvert la 3G. J'ai alors pu prendre mon smartphone (systématiquement confisqué à la frontière avant ça) pour prendre et poster des photos que je faisais dans la rue, de personnes que je voyais tous les jours, de moments dont je me disais qu'il fallait les immortaliser. Il y a toujours des petits moments banals, qui ne sont pas spectaculaires, mais qui sont des pièces du puzzle nord-coréen. »
 
Cette instantanéité des images crée une proximité inédite avec ce pays le "plus fermé du monde".
 
--> son compte instagram : http://instagram.com/dguttenfelder#
 

mardi 22 avril 2014

VIGNETTE ARTISTIQUE #1 Pauline Curnier Jardin





Toutes les images  © Pauline Curnier Jardin  -  All rights reserved.
Création d'une rubrique suite à une discussion passionnée
(structuration, public cible, organisation des contenus, ... passionnée je vous dis)
une rubrique avec des images surtout (d'artistes souvent) et quelques liens mais pas plus.
 
Pour poster plus souvent, plus simplement et pour le plaisir.
 
En référence à ce dernier post, entre autre, et parce que j'ai ces images en tête depuis des lustres...
 
VIGNETTE ARTISTIQUE #1 Pauline Curnier Jardin
 
Artiste française (1980), vit entre Paris et Berlin, performeuse (entre autre) mais pratique aussi: le dessin, la photo, le film, l’écriture, la performance, la chanson qui peuvent être déployés dans l’installation (ensemble ou séparément). Son univers est  tout à la fois baroque, féminin, folklorique, grave, bref, foisonnant!
 
"Je considère que l’aventure et le rire sont la seule survie possible, donc je crée des formes à l’image de ce que je pense être une échappée face aux obstacles, aux difficultés ou aux malheurs, tout en conservant quelque chose d’un peu acide."
 
"Depuis le début, ma pratique artistique consiste à raconter. À raconter des histoires, ou plutôt ce que j’appelle des «rapiècements narratifs», sortes de cadavres-exquis oraux ou picturaux souvent bancals, absurdes, épiques, noirs, drôles. Comme ce qu’il advient des événements d’une vie qui verrait, comme Don Quichotte avec l’aventure, de potentielles histoires d’amour ou de destinée dans chacun de ses segments, mais surtout comme seule perspective de survie. Ce travail fragmentaire puise dans les mythes et les légendes populaires, l’actualité, dans l’histoire politique ou l’anecdote, dans les objets, les sons et les personnages de mon proche -environnement. (...)
A la manière d’un théâtre de poche un univers inspiré du cinéma et du spectacle qui sont mes domaines de prédilection et dans lesquels la question de la collaboration est centrale.
Ma démarche est motivée par les questions à la scène, au cinéma, à la musique et à la littérature, et mon travail, peu importe le médium qu’il emploie, s’inspire et collabore à ces langages".

son site ici --> http://paulinecurnierjardin.net/
et là, une vidéo, un peu ancienne, mais drôle, poétique et décalée.

(Les images sont issues du projet The Lady Weather Speakrine in Keys To Our Heart réalisé en 2012).

lundi 14 avril 2014

B R A S I L I A M O R E







Un mois.
Oui, un mois nécessaire pour revenir de cet incroyable pays.
Un mois pour se remettre, pour décrocher du Brésil.
Vous n’êtes jamais allés au Brésil. N’y allez pas.
Enfin si, surtout allez-y, pleinement, entièrement mais méfiez-vous, le retour est rude.
Dire que l’on était bien est un euphémisme. Dire que décrocher de notre quotidien et de nos usages numériques fut facile serait mentir.
Mais nous avons réussi et pris (largement) goût à la lenteur et au TUDO BEM National. Cela et bien d’autres choses encore.
Des clichés, oui, sûrement, je me suis sentie blanche, touriste, différente. Mais tellement bien.

En revenant, j’ai pris un coup. La France m’a paru vieille, tellement vieille. Coincée aussi.
Et remplie de peur surtout.
Cela ne s’est pas arrangé avec les municipales qui ont suivies.
Depuis, je me dis que la solution ne viendra pas de nous. Nous sommes trop vieux.
Le « patrimoine » que je chéris pourtant me paraît encombrant, lourd. Il prend trop de place.
Notre passé prend trop de place.
Là-bas, c’est la précarité, l’instabilité, la croissance, la vie au jour le jour qui vaut plus que tout, plus qu’hier et plus que demain. Alors l'avenir se dessine, multiple et incertain,  il m'a fait envie.

Ici, autour de moi, on s’endette, on pense « long terme » et « investissement », on pense à plus tard quand on sera riche-proprio-parents… mais aujourd’hui est morose, crispé, anxiogène. Pas tout le temps hein, mais quand même, souvent, et cette différence m’a frappé.

Quel est notre projet de société pour demain ? Rien... Je n’ai rien vu de cela dans le programme du maire de ma ville. J’ai vu des "mesures", quelques "projets" mais de l’avenir ? Pas grand-chose.

Hors j’ai soif d’optimisme, (attention lyrisme), de rêves, de débats de fond, d’échanges d’idées et de pratiques.
C’est pour ça que j’aime tant la culture, que je m’y accroche en ce moment plus que tout. C’est pour ça que je trouve que les artistes sont indispensables. Ils ouvrent l’horizon, font des ponts que nous n’imaginons pas, prennent des chemins que nous n’osons pas prendre, ils rêvent encore, font de la poésie, mêlent l’imaginaire à nos vies. A ma vie. Et je les en remercie du fond du cœur.


Pour aller au Brésil,
Dans l’état de Bahia


- Prévoyez 10h de vol minimum (TAM airlines) et beaucoup, beaucoup de voiture (c’est grand, faut-il le rappeler).
- Mettez-vous vite à la conduite brésilienne, plutôt énergique.
- Pas de vaccin spécifique à prévoir sauf en cas de voyage en Amazonie. (mais à vérifier tout de même avant de partir).
- Locations topissismes via Airbnb
- Oubliez tout ce qui s’approche de près ou de loin à une veste/gilet/chaussure fermée/pantalon long. La chaleur et le rapport bien plus décomplexé au corps auront vite raison de vos affaires. Et puis, c’est si bon cette sensualité.
- Les soirs de carnaval, cela démarre vers 22h et termine vers 5h du mat. Minimum. 4 jours durant. C’est ce qui s’appelle faire la fête.
- La vie est assez chère.
- Ramenez des Havaianas, LA chaussure nationale.
- Détendez-vous
- Apprenez le portugais, même trois mots, le français n’est pratiqué par casi personne et l’anglais… pas tellement non plus. Vous allez voir, c’est magique.
- Mettez de côté votre peur des bestioles, ici la végétation est prospère, luxuriante et humide. Le paradis des bêtes… Nous on a vu ça sur le chemin de notre maison. On n’en revient toujours pas…
- Dansez, faîtes trois pas, déhanchez-vous, bref, faîtes résonner la musique dans votre corps. C’est bien simple : TOUT LE MONDE danse dès qu’une occasion se présente.

Et sinon, si quelqu’un a envie de m’emmener dans ses valises pour la prochaine Biennale de Sao Paulo, je suis partante…

mardi 25 février 2014

HOLIDAYS ON THE BLOG



SEE YOU IN TWO WEEKS

En attendant, si tu ne sais pas quoi faire,
plonge-toi dans le dernier numéro de Beaux-Arts Magazine qui a réalisé une enquête sur les politiques et l'art.
c'est inquiétant, excitant, flippant, intéressant et un peu démoralisant quand même.

Allez la bise l'ami et à vite,

BACKTOTHECULTURE

lundi 17 février 2014

AMELIE PICHARD // seriously stylist //

 Images d'Amélie Pichard via son tumblr
 
 
 Images d'Amélie Pichard via son tumblr
 
 
 
des créatrices, donc.
des femmes.
hummm

il y a eu Hippolyte Hentgen et Bertille Bak
Alors...
Charlotte Perriand?
Non, elle ne peut pas être nominée au Prix Duchamp (Il faut être vivant).
C'est juste que Perriand, de sa tombe, fait une drôle d'actualité. Le groupe de luxe Louis Vuitton s'est emparé de son projet de "La Maison au Bord de l'Eau", crée dans les années 30, en plein  avènement du Front Populaire et des congés payés. Un projet pensé pour des bas-revenus, simple, modulable, économique, ergonomique. Du Charlotte Perriand. Avec des lignes épurées et de la lumière. Un concept d'habitat pour une famille de parents avec trois enfants.
Voilà que la fille de Charlotte vend le projet à la grande maison de luxe qui le réalise avec Cinna qui l’a également meublée, à l’occasion de la Design Miami Fair.
Tu vois le hic?
ok, l'œuvre de ta mère voit le jour.
Mais à l'OPPOSE de ce pourquoi il a été pensé, conçu et dessiné.

Bref, pas de Charlotte Perriand.
Après tout, la création est un champ large et offrons nous le plaisir de passer du coq à l'âne.
l'ADN de backtotheculture.
 
Parlons d'AMELIE PICHARD.
hein? qui?
A M E L I E P I C H A R D,
une femme qui fait des chaussures pas comme les autres.
OK, elle non plus ne peut prétendre au prix Duchamp.
Mais il s'agit d'une créatrice, d'une styliste qui fait les choses avec humour et décalage.
Une fille qui lorsqu'elle a dit "je veux être styliste" à sa conseillère d'orientation, celle-ci lui a répondu : " ok, c’est très bien, ça te passera c’est comme de vouloir être Princesse". 
Hé bien non tu vois, "ça" n'est pas "passé". (et cette remarque vaut pour bon nombre des carrières dans le domaine artistique). La princesse est maintenant au Bon Marché et chez Colette; mais elle a d'abord été portée par ses copines.
 
C'est le discours, le "parler" d'Amélie Pichard qui fait sens ici:
"Ma famille n’a rien à voir avec la mode, ma mère est secrétaire, mon père est garçon de café. J'ai grandi à Chartres. Dès la maternelle, je dessinais tout le temps. Ce qui est drôle, c’est que je dessinais des bonnes femmes. J’ai toujours été obsédée par cette esthétique : la féminité, les couleurs, les gros seins… je m’amusais à dessiner la même femme à 15 ans, à 20 ans, à 30 ans…j’essayais de me projeter, peut-être ?"

Si vous avez des doutes, allez-voir son tumblr. C'est féminin, naked et glossy. Et drôle aussi.

Et puis voilà ce qu'elle dit sur le pourquoi de la chaussure.
"En entrant dans l’atelier de Madame Germaine, j’ai su que je ne ferai plus jamais autre chose. Sentir l’odeur de poussière, de colle, voir des personnes travailler de leurs mains… je ne voulais plus repartir. J’ai donc fait une formation chez un bottier, et cela n’a pas été une mince affaire que de trouver quelqu’un qui accepte de me former. Car à 26 ans et avec des cheveux blonds platine à l’époque, dans ce milieu assez machiste, je n’étais vraiment pas prise au sérieux."
 
"Etre prise au sérieux"
 
Pourquoi est-ce si dur? si nécessaire? et tellement d'actualité pour beaucoup d'entre nous?
 
Faisons donc résonner les mots de Charlotte Perriand:
 
" Ni architecte, ni décoratrice, ni designer: en fait, je suis une marginale, je me sens en dehors."



--> Ici, le site d'Amélie Pichard
--> , l'interview d'Amélie Pichard
--> et ici, un portrait de Charlotte Perriand

lundi 10 février 2014

WOMEN, WHERE ARE YOU? ABOUT DUCHAMP PRIZE 2014

Florian & Michael Quistrebert, Involution, 2012, huile sur toile, 195 x 283 cm (Courtesy Galerie Crèvecoeur).

Florian & Michael Quistrebert, Chrys VIII, 2009, huile sur toile, 27 x 21 cm (Courtesy Galerie Crèvecoeur).


Envie de vous parler d'un prix.
Le prix Marcel Duchamp.
Vous connaissez?
Marcel Duchamp, sûrement. Les ready-made, la fontaine-urinoir, le pied de nez au "faire" de l'artiste, toussa toussa quoi.
En gros, c'est lui qui posa un nouveau regard sur le statut d'une œuvre d'art. il est incontournable.
Et donc, il porte aujourd'hui le nom d'un des grands prix de  l'art contemporain français.
Belle ironie.
 
Bref, début 2014, on donne la liste des nominés pour le prix (ils sont quatre) et à l'automne, pendant la FIAC (THE rendez-vous of the capitale) on décerne le prix. Ce prix à le mérite de donner de la visibilité aux jeunes artistes à l'international, de soutenir la création contemporaine jeune (30 à 45 ans) et de soutenir financièrement les artistes.
C'est un prix décerné par l'ADIAF (des collectionneurs donc), plutôt respecté (et respectable), créé en 2000 pour soutenir la scène artistique française. Ce prix  Marcel Duchamp distingue donc chaque année un artiste français ou résidant en France travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels.
 
Pour cette année, les nominés sont,

--> Les Frères Quistrebert (mes chouchous)


Michael et Florian Quistrebert sont diplômés des beaux-arts de Nantes, où ils vivent et travaillent. Surnommés "Brothers of the Shadow" par les US, ils manient simultanément la peinture, le dessin et la sculpture. Outre cette diversité des supports, les œuvres de Florian et Michaël Quistrebert sont capables de "digérer" l 'Histoire de l'art et la culture populaire (la peinture romantique, le collage du début du 20ème siècle, la gravure du 19ème siècle, l’esthétique rock des années 70); et tout cela est comme baigné par l'occulte, le fantasmagorique, le paranormal, l'ésotérisme.
Quand on leur demande comment ils se placent par rapport aux autres peintres de leur génération, il ont cette réponse :  "Nous les aimons tous, sans exception, pourvu que leur peinture soit nouvelle et qu’elle ne s’enferme pas dans le système qu’elle a créé. Qu’elle se renouvelle sans cesse."
Renouveler les formes, jouer avec la lumière, mettre à distance.
Et tenter de réconcilier science et mysticisme. Leurs œuvres sont fascinantes.
 
et aussi,
--> Evariste Richer

--> Théo Mercier (certains à Nantes ont pu voir ses installations au Lieu Unique en 2013)

--> Julien Prévieux (vous avez sûrement entendu parler de ses fameuses lettres de "non-motivation") (entre autre).


Donc pour 2014, la cuvée est belle, même si, même si...
Elle est MASCULINE.
entièrement, totalement, définitivement, masculine.
et çà, alors que la jeune création française féminine est active, dynamique, intéressante...
Que dans les écoles d'art, les femmes sont là.. Elles sont aussi critiques d'art, galeristes, directrices de musée, de centre d'art...
Alors pourquoi depuis 2000, si peu de femmes représentées pour ce prix? Depuis sa création, ont été nommées 16 femmes sur un total de 60 artistes, et 4 d'entre elles (Dominique Gonzalez-Foerster, Carole Benzaken, Tatiana Trouvé, Latifa Ehakhch) ont remporté le prix, pour 14 éditions.
 
Donc,
les prochains post s'attacheront à présenter des artistes contemporaines ou femmes du milieu de l'art et de la création.
J'ai déjà parlé de mes chouchous Hippolyte Hentgen, j'ai d'autres noms en tête, mais vous, avez-vous des idées à me suggérer?
 
Je suis toute ouïe.

 

--> Le site des Frères Quistrebert www.quistrebert.com
--> Ici, l'entretien en intégralité de Florian&Michaël Quistrebert
--> , la vidéo "Quistrebert, les frères lumière" par Médiapart
--> Ici, un article très riche sur leur boulot par l'équipe de la Gaîté Lyrique
--> Et là, les infos sur le prix Marcel Duchamp 2014

vendredi 31 janvier 2014

L'AUTRE HUMAIN C'EST NOUS // THE GREEK ALTERNATIVE

Stephano Tsivopoulos, History Zero (extrait), 2013 © Kalfayan Galleries

Stephano Tsivopoulos, History Zero (extrait), 2013 © Kalfayan Galleries


BACK TO THE CULTURE a retrouvé l’électricité et l'internet par la même occasion.

L'autre jour (sans internet, avec ma radio), je tombe sur un interview de Yannis Youlountas, réalisateur du documentaire « Ne vivons plus comme des esclaves » sur la résistance aux politiques d’austérité en Grèce dont voici le pitch:
"Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. "

Le slogan (inspiré de la pièce de Genet, Les Bonnes) est le fil conducteur du film. Plutôt prenant (malgré quelques redondances), le documentaire  laisse libre cours aux réflexions et initiatives qui ont vu le jour en Grèce depuis la crise. Un des aspects frappant, c'est le fait qu'il ne s'agit pas des classes "laborieuses". Il n'est plus question de "classe" en réalité. Devant la caméras, les ingénieurs, avocats, pédiatres, chimistes défilent et font part de leurs actions. Ce qui revient, se sont les questions sur la gratuité, l'engagement, la liberté bien sûr et  l'alternative. Pourquoi la figure de l'esclave?  Parce que c'est celui qui croit précisément qu'il n'y a pas d'alternative possible.

Comment faire autrement (on entend sans argent)? Quelles sont les nouvelles formes possibles d'échange ? Pourquoi la résistance passe t'elle forcément par la connaissance?

Invité à la dernière Biennale de Venise, l'artiste Stephanos Tsivopoulos énumère sobrement sur le panneau d'entrée du pavillon de la Grèce toutes les astuces qui nous permettraient de sortir du système financier dans lequel nous vivons, les monnaies alternatives, comme par exemple le sol, le bit coin, le cowrie shell money, le trade token. .
Le projet artistique de Stefanos Tsivopoulos  pour la biennale s'intitule History Zero. Il s’agit d’un film en trois parties sur le rôle de l’argent dans la formation des relations humaines.
Chaque partie a son "héros" : l’un d’eux est une femme âgée, propriétaire d’une riche collection d'art contemporain qui s’ennuie. Son unique et choquante façon de rompre sa solitude est de fabriquer des fleurs à l’aide de billets de 100, 200 et 500 euros. On retrouve ses créations dans les poubelles, où un immigré africain collectant le métal les ramasse en errant dans Athènes avec un chariot rempli d’un tas de bric-à-brac. Ravi de sa découverte, il abandonne son chariot, auquel va s’intéresser un artiste contemporain allemand qui passe ses journées à observer des scènes de la vie de la rue et capture ce qu’il voit sur une tablette.

Stephanos Tsivopoulos indique dans un interview que ce qui lie ces trois personnages, ce n'est pas l'argent mais la notion de valeur. Ce qui a de la valeur pour l'un n'en a pas pour l'autre. 

 "Athènes ne ressemble plus à une ville d'Europe" dit une enseignante de Chimie bénévole dans un centre médical dans le documentaire de Yannis Youlountas. Le paysage a changé, physiquement et bien sûr, socialement.
La résistance grecque comme les artistes ont la capacité, la nécessité d'envisager l'utopie. de lui donner des formes concrètes (des lieux, des espaces, des initiatives) et des formes plus poétiques, allégoriques. L'artiste dans la résistance est celui qui s'en échappe, celui qui critique, souligne, mais jamais de façon frontale. Cette capacité à prendre de la distance, à se détacher du sujet est d'ailleurs ce qui m'a manqué dans le documentaire.   

Vue de l'exposition HELL AS PAVILION, Palais de Tokyo © Photo : Aurélien Mole

Sur le sujet donc, Le Palais de Tokyo l'année dernière a organisé l’exposition «Hell as Pavilion». L’exposition  questionne « l’être contemporain » dans une culture en crise. Pensée comme une étrange fresque et rassemblant des artistes grecs de plusieurs générations, elle nous exhorte à lire « l’histoire de manière inattendue », afin d’imaginer de nouveaux réseaux, subalternes et mobiles. 

Imaginez, donc.



 



--> Ici, le site dédié au documentaire de Yannis Youlountas 
--> , le lien vers le groupe d'innovation monétaire par I4P (Imagination4people)
--> Ici, DOC4LIFE, une agence de presse grecque indépendante et autogérée
--> Là, le site de l'artiste Stephanos Tsivopoulos
--> Et là, des infos sur "HELL AS PAVILION" et là un blog qui détaille les œuvres présentées.